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Design et émotions

La marque à l'ère numériqueLes évènements 18/04/2017 Sophie Lerda
Blend Web Mix

Les 2 et 3 novembre dernier, j’ai eu la chance de pouvoir participer aux 2 jours les plus web de l’année : Le Blend Web Mix à Lyon…

Voici le remix de mes conférences préférées de la première journée !

Design is dead par Jean-Philippe Cabaroc

 

Aujourd’hui, on constate que la science prend une place de plus en plus importante dans le design.

Utilisés dans la conception de sites web, de nombreux outils d’analyses des comportements humains guident et régissent la création. Dans un but d’anticipation des résultats et d’amélioration des objectifs, l’UX donne l’impression d’être la solution ultime.

Cette tendance visant à créer un produit parfait idéal, dans un instant T, n’est pas réaliste, car en design le produit parfait n’existe pas. Le risque de cette tendance est de déshumaniser la création, qui se nourrie surtout des erreurs et expérimentations des créatifs.

On constate aussi que les modes et tendances sont éphémères, comme celle du flat design, aujourd’hui très utilisé, et qui sera bientôt remplacé par une nouvelle tendance, avec un retour probable des dégradés et ombrés.

En conclusion, le designer nous dit que toutes les bonnes idées du design ne naissent pas d’un processus scientifique rigoureux mais grâce à l’expérience personnelle du créatif, de son histoire et de sa sensibilité.

Phygital (Retail augmenté) par Eric Marrillet

 

Dans cette conférence Eric Marillet nous livre sa vision du parcours du consommateur de demain.

Physical + Digital = Phygital

Aujourd’hui on constate un désamour pour les commerces traditionnels, car 47 % de français vont moins souvent dans les magasins et achètent sur le net. 90 % des ventes sont toujours effectuées en magasin, mais le chiffre baisse.

De nombreuses enseignes souhaitent refaire le lien entre les consommateurs et les commerces. L’objectif est de réconcilier les deux mondes, car il y a des avantages dans les deux domaines. Outre l’adaptation technologique il est nécessaire de proposer une expérience enrichissante à l’acheteur.

Parmi les bonnes idées on retrouve

Avant l’achat,

  • Mise en scène sur le site web du magasin,
  • Des stores locators,
  • Le couponing,
  • Les whish-lists,
  • Une vitrine interactive.

 

Pendant l’achat,

  • Vendeur connecté,
  • Tables ou bornes interactives,
  • Cabine connectée
  • Appli dédiée store
  • Alerte vendeur,
  • Qrcode produit
  • Paiement everywhere.

 

Après l’achat,

  • Facture sms/email
  • Compte de fidélité,
  • Tutorial vidéo.

 

Quelques exemples de marques novatrices :

Timberland à New-York qui propose à ses clients des tablettes avec fiches produits reliées aux produits avec NFC, et un mur photo de produits pour scanner et lire les fiches des produits non présents en magasin. Les résultats sont très positifs, générant de +25 à +35 % de clients. Autre bénéfice : on obtient des retours immédiats sur l’analyse des préférences clients et statistiques sur les ventes.

Undiz à Toulouse propose à ses clients une expérience interactive et ludique : une sélection des produits sur borne tactile puis envoi des produits par capsule par un réseau de tuyaux reliant l’entrepôt et la boutique. Résultats : + de 30 % de CA gagnés grâce aux bornes.

Depuis longtemps, la SNCF a misé sur le digital et amélioré son parcours d’achat en proposant des bornes tactiles à ses clients. Dernièrement refondue, l’interface a permis un gain de 35 % sur l’achat du billet de train.

En conclusion, on constate des évolutions des deux côtés, les marques physiques se digitalisent et les pure players à l’inverse ouvrent des showrooms pour que leurs clients puissent toucher leurs produits et vivre une expérience enrichissante.

Designer pour l’inconscient par Gilles Demarty

Dans cette conférence, Gilles Demarty, UX Architect, nous explique le fonctionnement du cerveau qui font de certaines expériences mobiles des échecs d’ergonomie au quotidien.

En exemple on retrouve :

  • Le bouton Press to Unlock de iOS 10
  • La fonction Auto-correction sur iphone également
  • Le bouton retour sur Android

 

Les personas et les études de l’ergonomie du corps peuvent nous aider à éviter les erreurs et designer des expériences réussies.

Le cerveau est composé de deux zones, le subconscient et le conscient :

  • La zone du subconscient gère les activités répétées qui deviennent au fur et à mesure des habitudes. Notre cerveau réalise ensuite ces taches facilement par automatisme. Cette zone de sécurité est grande.
  • La zone du conscient gère les nouveautés, les urgences et les situations dangereuses, l’attention se focalise sur un mouvement inattendu. L’attention est attirée par un focus plus petit en état de stress.

Exemple :

  • Les fenêtres modales sont toutes conçues selon le même mode et donnent les mêmes conséquences.
  • L’alternance entre le mode majuscules / mode chiffres peuvent créer des frustrations.
  • Pour aider les internautes dans certaines situations, il faut rompre la routine et ramener au conscient l’utilisateur.

Par une astuce, exemple :

  • Changer le curseur de forme,
  • Pour valider le fait d’effacer un fichier, tapez le mot Delete au lieu de cliquer sur cancel dans les fenêtres modales.

Tous ces exemples prouvent qu’il est difficile de désapprendre une habitude c’est pourquoi le fameux bouton Press to Unlock ne fonctionne pas, car il a remplacé l’habitude que les utilisateurs avaient avec l’action Slide to Unlock.

Nous savons que les actions répétées deviennent des habitudes et passent ensuite dans le subconscient.

 

Mélanger conscient et subconscient

Le cerveau peut être multi-tâche dans certaines situations, comme dans ce qu’on appelle l’effet de Stroop, qui consiste à nommer la couleur d’un mot quand le mot est celui d’une autre couleur. Cet exercice difficile pour notre cerveau génère des interférences quand le mot et la couleur ne concordent pas, et quand les couleurs sont associées au mot il facilite grandement la compréhension.

De même, la fonction auto-correct de l’iPhone est difficile, car l’attention du cerveau est focalisée sur le clavier, et ne voit pas les mots proposés plus haut dans l’écran.

Eloge de la technologie calme

En conclusion, Gilles Demarty nous incite à aider les utilisateurs en utilisant une technologie calme.

Sans notifications agressives comme le font les réseaux sociaux, mais en utilisant la symbolique, le skeuomorphisme, l’usage des couleurs chaud/froid, Rouge /verte… Ces aides visuelles favorisent l’attention à 100%, elles demandent un minimum d’attention et informent de manière calme.

 

 

Globalement, ces conférences m’ont donné le sentiment de retourner à l’humain, en s’appuyant sur la technologie mais sans en faire un but en soi. de quoi inspirer la designeuse que je suis !

Sophie Lerda
Écrit par ,
Directrice Artistique
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