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Vous saurez tout sur l’Open Data

L'exploitation des données 24/03/2017 Scala Dream Team

L’Open Data est aujourd’hui bien plus qu’un néologisme à la mode, elle est devenue une pratique courante pour les instances publiques et les entreprises. Quels sont les contours de cette nouvelle pratique ? Avant de parler de licence, de droit à l’oubli ou de plateformes, voyons ensemble en quoi consiste l’Open Data.

Open Data

L’Open quoi ?

Les données ouvertes (Open Data pour les néophiles) représentent un ensemble d’informations qui sont accessibles librement et gratuitement par tous. Elles prennent souvent la forme de tableaux ou de listes et s’affichent dans un format brut. Réutilisables, ces données garantissent un accès égalitaire à l’information.

Aujourd’hui, l’ensemble des collectivités territoriales est dans l’obligation de donner librement accès à ses données. Les entreprises privées peuvent également ouvrir l’accès à leurs sources ; elles en ont d’ailleurs l’obligation si ces données concourent à des projets d’utilité publique.

Open Data

Quand l’Open Data est-elle née ?

Bien que ce concept ne soit connu de tous que depuis quelques années, son origine remonte à l’année 1966. Les Etats-Unis, lors de la Guerre du Vietnam, ont instauré la loi pour la liberté d’information ou Freedom of Information Act qui dessinait les prémisses de l’Open Data. Les décennies qui suivirent n’ont pas vu de grande évolution dans le domaine jusqu’en 2007. A partir de ce moment, l’accès grandissant à Internet et aux informations du monde entier ont poussé les acteurs du domaine, comme la Sunlight Foundation, à s’intéresser de près à l’Open Data. Grâce aux avancées technologiques et à la législation moderne, l’Open Data est de nouveau aujourd’hui au centre de l’attention.

 

Qui peut prétendre à l’Open Data ?

Toutes les données doivent respecter un minimum de 10 principes afin d’être éligible au titre d’ « Open Data ». Ces principes ont été érigés par la Sunlight Foundation :

  • Les données doivent être complètes
  • Ainsi que brutes ou primaires
  • Elles sont opportunes (c’est-à-dire, à jour)
  • Et accessibles à tous
  • Les données doivent être exploitables
  • Mais non discriminatoire
  • Ou non-propriétaire
  • Elles sont permanentes
  • Et constamment libre de droit
  • Pour finir, l’Open Data doit être gratuite

Si l’on veut aller plus loin, Tim Bernes-Lee (l’homme souvent présenté comme “le père de l’Internet”) a proposé un classement en cinq catégories de l’Open Data :

  • Les données « basiques » : celles-ci sont non filtrées et peuvent prendre tous les formats.
  • Les données travaillées : elles se regroupent sous un format structuré (Excel, CVS, etc.).
  • Les données quasi parfaites : sont libres d’être exploitées juridiquement et techniquement. Elles ne possèdent pas de format propriétaire.
  • Les données « Premium » : Ces valeurs sont accessibles via des url.
  • Les données « Platinium » : elles fonctionnent en réseau. Liées à d’autres données, elles permettent à l’internaute de les contextualiser et de les enrichir.

 

Où trouver des informations sur l’Open Data ?

Il existe aujourd’hui en France 153 portails d’Open Data disponibles sur le net. Bien que la grande majorité des portails soit détenue par les institutions publiques, quelques entreprises semi-publiques (comme la SNCF) mettent aujourd’hui leurs données à disposition. On retrouve également les sources de grands organismes nationaux comme l’INSEE ou la CNIL.

Ci-dessous, la plateforme ouverte des données publiques françaises, le portail Data.Gouv.fr, et ses quelques 25 000 jeux de données disponibles :

Données ouvertes françaises

Et à l’international, voici la liste des portails Open Data dans le monde.

 

La France pionnière ?

Et oui, contrairement à nos habitudes, la France a été l’un des premiers pays européens à adopter l’Open Data (avec son voisin le Royaume-Uni). Le principe de données ouvertes est aussi vieux que notre Vème République puisqu’il apparait dans la Constitution. L’idée a fait son chemin et s’est matérialisée en 1978 avec la création de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs qui concrétise le droit pour tous d’accéder aux documents administratifs.

En 2010, les premiers élèves à donner vie à la loi européenne de 2003 que sont Paris et Rennes ouvrent la voie aux autres territoires. De l’autre côté de l’Atlantique, il faudra attendre 2013 pour que Barack Obama signe un décret favorisant l’émergence de l’Open Data dans les administrations publiques.

Originellement mouvement citoyen, l’ouverture des données s’est peu à peu transformée pour améliorer les échanges entre les habitants et leur territoire. Et ce n’est pas l’État qui va nous contredire puisque François Hollande a lancé le Plan d’Action Français 2017-2019 pour un Ministère Ouvert (merci le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert).

 

Maintenant que vous comprenez comment se forme l’Open Data, il est temps de passer à l’étape supérieure : découvrez 7 cas d’application très concrets dans notre livre blanc !

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